L’artisanat du Maroc

L’artisanat marocain attire les occidentaux pour sa variété et son raffinement. Depuis 1955, la France a permis de mieux connaitre son artisanat.
Des poteries à la maroquinerie, des broderies aux tapis, les œuvres sont conçues selon des techniques anciennes. Elles sont soit d’influence berbère, soit d’influence arabe.

Puce Les poteries et céramiques

La poterie berbère, est en terre blanche ou rouge, elle est soit incisée ou estampée, soit peinte en noir ou rouge. Les différents motifs qui la décorent sont symboliques.
Les femmes font les poteries à la maison tandis que les hommes utilisent un tour à pied.
Les pièces sont cuites sur des fours de branches et sont destinées à usage domestique. Les formes et les motifs varient selon les régions.

La poterie citadine est propre aux anciennes cités comme Fès, sobre et épurée, sa décoration mêle des éléments floraux et des motifs géométriques, mais elle n’est jamais entièrement recouverte. Son fond est en émail blanc et se différencie très bien des dessins de couleurs jaunes, verts ou bleus.
Au 18ème siècle, les artisans de Fès créèrent une nouvelle faïence dont les motifs sont peints uniquement en bleu ; il sera appelé « Bleu de Fès » .
Malgré l’introduction massive de fours à briques et de tours à pied, la décoration reste manuelle.

Puce Le travail du métal

La dinanderie : Les principaux ateliers de dinandiers ( seffarine ) se trouvent dans les médinas de Fès et de Marrakech. L’art du cuivre et du bronze, qui relève des techniques anciennes, nécessite une maitrise et une patience rigoureuses. Le métal est gravé au burin et ciselé à la gorge.

La ferronnerie : Impossible de manquer le souk des ferronniers, les coups de marteau qui retentissent l’annoncent de loin et les lanternes sont destinées à la sécurité des maisons ( les clés, les peintures … ). C’est un domaine réservé aux hommes que ce soit pour la fabrication comme les achats de pièces.

Puce Tissage et passementerie

C’est à Fès et à Tétouan que sont apparus les premiers ateliers de tissage. La technique du tissage à la tire a donné de magnifiques ceintures décorées de motifs floraux et géométriques et ornées de fil d’or ou d’argent. On la retrouve sur les caftans, les costumes de mariées, sous forme de tresses, franges, galons …
Le tissage est aussi utilisé par les femmes pour la fabrication des couvertures de laine, de teintures et de hendira.

Puce La broderie

La broderie est une activité féminine. Ils leurs faut beaucoup de patience et de rigueur. La broderie est utilisée pour le mobilier et le linge de maison. Parmi les nombreuses techniques, on retiendra la  » chbika « , pratique dans les anciennes cités comme Fès, Meknès ou Rabat. Cette dentelle faite de nœuds d’aiguille, et dont les fils sont tirés, peut prendre la forme de vagues, ou de papillons.
C’est une broderie très convoitées.

Puce Les tapis

Les tapis occupent une place importante dans l’artisanat marocain. Moins réputés que ceux d’Orient, ils se distinguent par leur variété et leur originalité.
– Les tapis citadins : La production se fait essentiellement à Rabat, Salé et Casablanca. Ils se caractérisent par la densité de leur moquette et la finesse de leur composition, leur nœud de fabrication est celui de Ghiordès appelé aussi  » nœud turc « .
– Les tapis berbères : Les tapis du Moyen Atlas, très grand et épais servent de matelas aux habitants; ils sont soit très colorés soit noir et blanc pour obtenir un tissage épais et solide, la laine est fortement calibrée, et souvent retondue en deux brins pour les points noués sur trois ou quatre fils de chaine.
Dans le Haut Atlas, les tapis sont de couleurs chaudes et orientales, leur finesse s’obtient à l’aide d’un point de près de 15 mm, roué sur deux fils de chaine selon la technique de Rabat. Ils sont généralement petits.
Les tapis du Maroc oriental sont fabriqués à Taourirt et dans les régions à cotés. Ils sont de grandes dimensions, la chaine en laine mélangée à du poil de chèvre ou de chameau, et teinte en rouge avec des racines de sumac.

Puce Le cuir

Les babouches, les sacoches et les coussins sont les principaux objets en cuir. Les motifs, brodés de fil d’or ou de soie, ou incisés à l’aide d’un canif, sont d’origine hispano-mauresque.
On utilise aussi la technique de l’estampage et du repoussage. L’artisan tape à l’aide d’un marteau sur un outil qui donne un relief ou cuir, les tanneries qui ont conservé les techniques anciennes existent toujours dans certaines villes comme Fès. La maroquinerie occupe une place importante dans l’activité du cuir.

Puce La vannerie

La fabrication des nattes est une spécialité berbère. Elles servent de tapis, de couches, de cloisons … on les trouve un peu de partout. Dans le Moyen Atlas et le Haut Atlas, les artisans fabriquent des paniers et des plateaux en fibres végétales.

Puce Le bois

Toute la décoration architecturale témoignent de la virtuosité des marocains à travailler et à sculpter le bois. On utilise beaucoup le bois de cèdre, le bois du thuya ou le bois de chêne.